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		<title>#1 Charles Dickens, le reporter sténographe</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 12:17:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Mentre</dc:creator>
				<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Dickens]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[reporter]]></category>

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		<description><![CDATA[Le journalisme a toujours accompagné Charles Dickens, dont les Britanniques viennent de fêter le 200e anniversaire de naissance. Il a débuté comme sténographe au Parlement britannique, avant de devenir un reporter au sens plein du terme. Mais ses succès littéraires &#8230; <a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/2012/02/19/1-charles-dickens-le-reporter-stenographe/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le journalisme a toujours accompagné Charles Dickens, dont les Britanniques viennent de fêter le 200e anniversaire de naissance. Il a débuté comme sténographe au Parlement britannique, avant de devenir un reporter au sens plein du terme. Mais ses succès littéraires ne lui feront jamais oublier la presse, puisqu&#8217;il participera dans la seconde moitié de sa vie à plusieurs lancements de journaux.</strong></p>
<div id="attachment_5675" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/imgres.jpeg"><img class="size-thumbnail wp-image-5675" title="Charles Dickens jeune" src="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/imgres-150x150.jpg" alt="Charles Dickens jeune" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Ce dessin représente Charles Dickens, jeune, et correspond à sa période de journaliste sténographe</p></div>
<p>Lorsqu&#8217;il entre dans la profession, celle-ci subit une mutation importante; les <em>longhand reporters, </em>qui travaillaient essentiellement &laquo;&nbsp;de mémoire&nbsp;&raquo; disparaissent pour laisser la place à de jeunes <em>shorthand reporters</em>, c&#8217;est-à-dire des journalistes sténographes. Une transformation à ce point essentielle, que maîtriser la sténo sera considérée comme une compétence professionnelle indispensable comme l&#8217;écrira John Pedleton un peu plus tard:</p>
<blockquote><p>Connaître la sténo, être capable de l&#8217;écrire et de la transcrire est, par quelque côté que l&#8217;on prenne la question, la seule compétence indispensable pour être un reporter compétent ; c&#8217;est en fait la base sur laquelle un reporter peut construire sa réputation (1).</p></blockquote>
<p>Charles Dickens ne dira pas autre chose, en 1865, lors d&#8217;un discours au dîner annuel du <em>Newspaper Press Fund</em>:</p>
<blockquote><p>J&#8217;ai souvent retranscrit pour l&#8217;imprimeur, à partir de mes notes en sténo, d&#8217;importants discours publics pour lesquels la plus extrême précision était exigée; la moindre erreur aurait été pour un débutant extrêmement compromettante (2)</p></blockquote>
<p>Il n&#8217;y alors pas d&#8217;enregistreur, qu&#8217;il soit analogique ou numérique, la prise de notes est le seul instrument fiable pour rendre compte. Charles Dickens, suivant l&#8217;exemple de son père John, a appris la méthode Gurney [<em>un exemple de prise de notes ci-dessous</em>]</p>
<div id="attachment_5635" class="wp-caption aligncenter" style="width: 495px"><a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/Capture-d’écran-2012-02-11-à-14.53.52.png"><img class="size-full wp-image-5635" title="Exemple de prise de notes en sténographie selon la méthode Gurney" src="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/Capture-d’écran-2012-02-11-à-14.53.52.png" alt="Exemple de prise de notes en sténographie selon la méthode Gurney" width="485" height="317" /></a><p class="wp-caption-text">CC Flamenco 108</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5629"></span>L&#8217;apprentissage — en autodidacte— du être rude si l&#8217;on en croit ce passage de son roman autobiographique, David Copperfield, où son héros raconte ses premier pas en sténographie:</p>
<blockquote><p>Je n&#8217;ai pas laissé ma résolution, à l&#8217;égard des débats parlementaires, se refroidir. C&#8217;était l&#8217;un des fers que j&#8217;avais conservé brûlant et je l&#8217;ai martelé avec une persévérance, qu&#8217;en tout honnêteté, je peux admirer. J&#8217;ai acheté un méthode approuvée de l&#8217;art noble et mystérieux de la sténographie (ce qui m&#8217;a coûté seize pence), et j&#8217;ai été plongé dans un océan de perplexité qui m&#8217;a amené, en quelques semaines, aux confins de la distraction.</p>
<p>Les changements qui dépendaient des signes, qui placés d&#8217;une certaine façon voulaient dire une chose, et d&#8217;une autre façon, quelque chose d&#8217;autre, de totalement différent; les merveilleuses fantaisies que jouaient les cercles, les conséquences imprévisibles qui résultaient de traits ressemblant à des pattes de mouches; l&#8217;effet terrible d&#8217;une courbe mal placée, tout cela troublait non seulement mes journées, mais réapparaissait devant moi dans mon sommeil.</p>
<p>J&#8217;avais avancé à tâtons, à l&#8217;aveugle, à travers ces difficultés, et avait maîtrisé l&#8217;alphabet —qui était un temple égyptien en lui-même— lorsqu&#8217;est apparu un cortège d&#8217;horreurs nouvelles, appelées caractères arbitraires; les personnages les plus despotiques que j&#8217;aie jamais connu; par exemple, une chose qui ressemblait à l&#8217;esquisse d&#8217;une toile d&#8217;araignée signifiait &laquo;&nbsp;attente&nbsp;&raquo;, et une fusée &#8211; stylo à encre &laquo;&nbsp;désavantageux&nbsp;&raquo;. Dès que j&#8217;avais fixé ces points misérables dans mon esprit, ils en avaient chassé tout le reste: alors, je recommençais et oubliais de nouveau; alors que j&#8217;étais en train de les ramasser, j&#8217;avais laissé tomber les autres fragments du système: en bref, c&#8217;était un quasi crève-chœur. (3)</p></blockquote>
<p>Avant de se lancer dans le grand bain du Parlement, Charles Dickens peaufinera sa pratique pendant quatre annéess comme pigiste pour un petit journal, <em>Doctor&#8217;Commons</em>, pour lequel il rendit compte de procès. &laquo;&nbsp;Son travail, explique Jean-Pierre Ohl, consiste à attendre, dans un minuscule box en planches, qu&#8217;un procureur vienne le chercher pour transcrire telle ou telle audience. Il s&#8217;agit de procédures pointilleuses, interminables&nbsp;&raquo; (4). Un bon entraînement donc.</p>
<p><strong>Des conditions de travail éprouvantes</strong></p>
<p>Tout de suite, Charles Dickens doué d&#8217;un grand sens d&#8217;observation, d&#8217;une mémoire quasi infaillible et d&#8217;une rapidité d&#8217;exécution déconcertante va s&#8217;imposer. Les conditions de travail dans l&#8217;ancien Parlement [<em>il brûlera en 1834</em>] sont éprouvantes. Charles Dickens, dans son discours au <em>Newspaper Press Fund</em> se souviendra de ses premières années de journaliste parlementaire:</p>
<blockquote><p>J&#8217;ai usé mes genoux en écrivant sur ​​eux installé sur le banc vétuste de l&#8217;ancienne galerie de la Chambre des Communes, et j&#8217;ai usé mes pieds à me tenir debout à écrire des absurdités dans l&#8217;ancienne Chambre des Lords, où nous étions entassés comme des moutons trop nombreux, dans l&#8217;attente que la farce veuille bien recommencer .</p></blockquote>
<p><a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/Capture-d’écran-2012-02-18-à-16.53.41.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-5698" title="La une du True Sun" src="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/Capture-d’écran-2012-02-18-à-16.53.41-150x150.png" alt="La une du True Sun" width="150" height="150" /></a>Vers 1832, il va travailler environ trois mois pour un quotidien &laquo;&nbsp;radical&nbsp;&raquo;, le <em>True Sun</em>. Ce quotidien se vend alors à environ 30.000 exemplaires, un chiffre considérable pour l&#8217;époque, d&#8217;autant qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un<em> stamped paper</em>, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il est soumis à une taxe, dite <em>Newspaper Stamp Duty</em>, qui depuis 1815 se montait 4d [<em>quatre pence</em>] par exemplaire. Cette taxe exhorbitante rendait les journaux inaccessibles au grand public, leur prix de vente atteignant 7 pence.</p>
<p>La grande affaire de l&#8217;époque était la discussion du <em>Reform Act,</em> qui visait à réformer le système électoral britannique, qui à l&#8217;époque privilégiait considérablement les conservateurs [<em>Tories</em>]. Charles Dickens était un ardent défenseur de cette réforme et trouvait qu&#8217;elle n&#8217;allait pas suffisamment loin. Il couvrit en particulier la troisième tentative de passage de cette réforme avant de retourner au <em>Mirror of Parliament</em>.</p>
<p>En 1834, l&#8217;ancien Parlement est ravagé par une incendie, une scène qu&#8217;à peint Turner [<em>ci-dessous</em>]</p>
<p><a title="Joseph Mallord William Turner[Voir la page pour la licence], via Wikimedia Commons" href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ATurner_-_The_Burning_of_the_Houses_of_Parliament.jpg"><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e1/Turner_-_The_Burning_of_the_Houses_of_Parliament.jpg/512px-Turner_-_The_Burning_of_the_Houses_of_Parliament.jpg" alt="Turner - The Burning of the Houses of Parliament" width="512" /></a></p>
<p style="text-align: center;">[<em>CC York Project, 10.000 Meisterwerke der Malerei</em>]</p>
<p>Après l&#8217;incendie, Charles Dickens intègre en 1834, la rédaction du <em>Morning Chronicle</em>, le premier journal a avoir créé une équipe de journalistes parlementaires. Au total ce sont quelques 60 journalistes, qui tous titres confondus, se partagent à tour de rôle ces places privilégiées pour  suivre les débats (5). Cette configuration montre l&#8217;importance croissante de la presse dans le débat public, auparavant monopolisé par les seuls hommes politiques.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Le travail était organisé avec rigueur. Chaque rédaction avait un &laquo;&nbsp;corps &nbsp;&raquo; de rédacteurs, qui fonctionnait ainsi : une demi-heure de prise de notes, suivie de deux heures et demi de retranscription et de réécriture (6) . Les articles publiés ensuite n&#8217;étaient pas signés et devaient se lire comme s&#8217;ils avaient été rédigés par une seule personne.</p>
<p>Dans ces conditions, difficile d&#8217;attribuer tel ou tel article à Charles Dickens personnellement. Ce que l&#8217;on sait en revanche, comme le rappelle Jean-Pierre Oth, c&#8217;est qu&#8217;il s&#8217;illustra &laquo;&nbsp;notamment par une retranscription parfaite d&#8217;un discours interminable, celui d&#8217;Edward Stanley (7), à propos de l&#8217;Irlande&nbsp;&raquo;. (8)</p>
<p><strong>Autoure de 1830-1840, un nouveau type de journaliste apparaît : le reporter</strong></p>
<p>À nos yeux ce système de retranscription et d&#8217;emploi systématique de la sténo peut sembler anecdotique, mais elle ne l&#8217;est pas à ce moment  (autour de 1830-1840) où apparaît un nouveau type de journaliste, le reporter, comme l&#8217;explique  Ivon Asquish</p>
<blockquote><p>… [<em>La généralisation de la sténo</em>] signifiait que quelqu&#8217;un pouvait se spécialiser dans l&#8217;écoute et l&#8217;observation et enregistrer cela avec précision. C&#8217;était la possibilité de récupérer la réalité dans toutes ses dimensions à l&#8217;occasion d&#8217;un reportage, ce qui transformait [<em>cette activité</em>] en une profession. Une des plus importantes divisions du travail dans le process de fabrication d&#8217;un journal avait dès lors eu lieu —important, car il est apparu pour satisfaire une demande du lecteur. Il donne au reporter, qui se situe entre l&#8217;événement et le lecteur, une aura de neutralité; (…) il relie le fait de rendre compte à la perspective de la science expérimentale; il donne à l&#8217;écrivain un outil qui lui permet d&#8217;aspirer au statut d&#8217;ingénieur et de philosophe. (9)</p></blockquote>
<p>ainsi qu&#8217;une nouvelle forme de journalisme, le reportage, définit comme étant une &laquo;&nbsp;pratique discursive centrée sur les faits&nbsp;&raquo;,  par le sociologue des médias <a href="http://www.city.ac.uk/social-sciences/academic-staff-profiles/dr-jean-chalaby" target="_blank">Jean K. Chalaby</a>, qui en dessine les deux principales caratéritistiques:</p>
<ol>
<li>une dissociation entre les faits et les opinions, même si précise-t-il &laquo;&nbsp;cela ne signifie pas que les reportages ["<em>news reports</em>"] soient libre de toute valeur, mais ce format implique que les journalistes s&#8217;abstiennent de tout jugement de valeur explicite&nbsp;&raquo;.</li>
<li>une dissociation entre les faits et les émotions. Les journalistes dans le &laquo;&nbsp;format classique&nbsp;&raquo; du reportage insiste-t-il, &laquo;&nbsp;n&#8217;expriment pas leurs sentiments et ne laissent pas leur subjectivité remonter à la surface de leur texte&nbsp;&raquo; (10)</li>
</ol>
<p>Dans ce système, le reporter Charles Dickens se sent à l&#8217;aise. Il conservera des souvenirs émus de, comme il le racontera plus tard, de cette époque où délaissant les bancs du Parlement, il parcourera le pays, pour le compte du <em>Morning Chronicle</em>,</p>
<blockquote><p>Écrivant sur la paume de main à la lumière d&#8217;une lanterne sourde, dans une chaise de poste, galopant à travers la campagne sauvage, dans la nuit sombre [<em>through the dead of night</em>], à la vitesse alors surprenante de 15 miles à l&#8217;heure. (11)</p></blockquote>
<p>Cette vision du journalisme lui convient, car il est éloigné  de toute forme de militantisme. Il méprise l&#8217;action politique et en particulier le Parlement, ayant sans doute été témoin de trop de compromissions. &laquo;&nbsp;Nuit après nuit, écrira-t-il plus tard dans David Copperfield, son récit autobiographique, j&#8217;ai enregistré des prédictions qui ne sont jamais réalisées, des professions [<em>de foi</em>] qui n&#8217;ont jamais été remplies, des explications qui n&#8217;étaient destinées qu&#8217;à mystifier. Je ne faisais que tartiner des mots&nbsp;&raquo;. (12)</p>
<p><strong>Ce qui intéresse Dickens c&#8217;est moins la société que la &laquo;&nbsp;nature humaine&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Ce scepticisme, voire ce mépris pour l&#8217;action parlementaire, analyse Jean-Pierre Ohl, fait que &laquo;&nbsp;ce réformateur sincère, scandalisé par les conditions des plus pauvres et par l&#8217;indifférence ou le cynisme des nantis, n&#8217;est jamais parvenu à articuler sa soif de justice avec l&#8217;action politique traditionnelle: sa méfiance à l&#8217;égard des politiciens, de l&#8217;esprit de chapelle et de toute forme d&#8217;idéologie l&#8217;a cantonné dans le rôle du &#8216;radical sentimental&#8217;, réagissant toujours à l&#8217;instinct et dans l&#8217;improvisation et privilégiant, faute d&#8217;outils théoriques, une action individuelle aux effets forcément limités.&nbsp;&raquo; (13)</p>
<p>Cet absence de volonté réformatrice de la part d&#8217;un auteur qui montrer toute sa vie une grande sensibilité à la condition sociale, intriguera un siècle plus tard, George Orwell:</p>
<blockquote><p>Le fait est que la critique de la société développée par Dickens est presque exclusivement une <strong>critique morale.</strong> D&#8217;où l&#8217;absence dans son œuvre de toute proposition constructive. (…) L&#8217;important est ici que l&#8217;attitude de Dickens n&#8217;est, au fond, même pas destructrice. Rien dans son œuvre n&#8217;indique nettement qu&#8217;il souhaite le renversement de l&#8217;ordre existant ni qu&#8217;il pense que bien des choses seraient changées si cet ordre était effectivement renversé. <strong>Car ce qui l&#8217;occupe c&#8217;est moins la société que la &laquo;&nbsp;nature humaine&nbsp;&raquo;</strong> [<em>souligné par moi</em>] (14)</p></blockquote>
<p>Ce faisant, Charles Dickens par sa sûreté de prise de notes, son souci de précision [<em>on dirait</em> fact-checking <em>aujourd'hui</em>], sa rapidité d&#8217;écriture, s&#8217;inscrit dans le journalisme moderne tel qu&#8217;il va se développer au XIXe et XXe siècles, à savoir donner la priorité aux faits, aux caractères humains pour construire ces <em>stories</em> chères au journalisme anglo-saxon et être capable de rendre sa copie à l&#8217;heure, au moment où les quotidiens vont se mettre à &laquo;&nbsp;palpiter avec l&#8217;actualité&nbsp;&raquo;, c&#8217;est-à-dire rendre compte des événements qui se sont déroulés dans les dernières 24 heures.</p>
<p>Surtout, cette vision du journalisme est très proche de son écriture littéraire à ses débuts. En effet, il est entré au <em>Morning Chronicle,</em> par la grâce de ses talents littéraires. En 1833, son premier récit, <em>A Dinner at Poplar Walk</em> avait été publié dans une obscure revue littéraire, le <em>Monthly Magazine</em>. Celui-ci va publier d&#8217;autres <em>sketches, </em>qui sont, raconte Jean-Pierre Ohl :</p>
<blockquote><p>des tableaux, saisis sur le vif, de la vie à Londres, notamment dans les quartiers populaires. Les facilités du style —humour ou sentimentalisme trop appuyés— relèvent encore souvent du ton journalistique et ne laisse rien présager de la complexité de l&#8217;amplitude qu&#8217;atteindra plus tard la prose de Dickens. (15)</p></blockquote>
<p>Ces textes attirent l&#8217;attention de John Black, un rédacteur du <em>Morning Chronicle</em>, et désormais donc il devient alors pleinement un reporter. Sa réputation en particulier littéraire grandit. En 1835, lorsqu&#8217;est lancé<em> The Evening Chronicle</em>, le supplément du soir du <em>Morning</em>, Charles Dickens fait partie de l&#8217;aventure journalistique, mais surtout littéraire, car le rédacteur en chef George Hogarth —qui deviendra son beau-père — lui demande de réserver ses sketches au journal. Cette fois, l&#8217;écrivain est lancé, mais le journalisme ne sera jamais loin de Dickens, cette fois comme rédacteur en chef ou éditeur. Ce sera l&#8217;objet d&#8217;un deuxième volet.</p>
<h3>Notes</h3>
<ol>
<li>John Pendleton,<em> Newspaper Reporting</em>, Londres, Elliot Stock, 1890, p. 145. Dans ce petit manuel de la fin du XIXe siècle, l&#8217;auteur cite très fréquemment Charles Dickens, présenté comme un modèle de journaliste.</li>
<li><em>ibid</em>, p.165.</li>
<li>Il s&#8217;agit du premier paragraphe du chapitre XXXVIII de <em>David Copperfield </em>dont voici la version originale, en langue anglaise :<br />
<blockquote style="margin: 0 0 0 40px; border: none; padding: 0px;"><p><em>I did not allow my resolution, with respect to the Parliamentary debates, to cool. It was one of the irons I kept hot, and hammered at, with a perseverance I may honestly admire. I bought an approved scheme of the noble art and mystery of stenography (which cost me ten and six pence); and plunged into a sea of perplexity that brought me, in a few weeks, to the confines of distraction. The changes that were rung upon dots, which in such a position meant such a thing, and in such another position something else, entirely different ; the wonderful vagaries that were played by circles ; the accountable consequences that resulted from marks like flies&#8217;legs ; the tremendous effect of a curve in a wrong place ; not only troubled my waking hours, but reappeared before in my sleep. When I had groped my way, blindly, through these difficulties, and had mastered the alphabet, which was an Egyptian Temple in itself, there then appeared a procession of new horrors, called arbitrary characters ; the most despotic characters I have ever known ; who insisted, for instance, that a that a thing like the beginning of a cobweb, meant expectation, and that a pen-and-ink sky-rocket stood for disadvantageous. When I had fixed these wretches in my mind, I found  that they had driven everything else out of it: then, beginning again, I forgot them ; while I was picking them up, I dropped the other fragments of the system : in short, it was almost heart-breaking.</em></p></blockquote>
</li>
<li style="text-align: left;">Jean-Pierre Ohl,<em> Charles Dickens,</em> Paris, Gallimard, coll. Folio, 2011, p. 46.</li>
<li style="text-align: left;">Chiffres cités par Jean K. Chalaby, dans <em>The Invention of Journalism</em>, Londres, MacMillan Press, 1998, p.80.</li>
<li>La publication du discours du Premier ministre William Gladstone, sur l&#8217;introduction de la <em>Home Rule</em> en Irlande (en fait une proposition d&#8217;autonomie interne) permet de mesurer l&#8217;efficacité du système. Pour ce discours très important, qui dura 3 heures et 25 minutes, les &laquo;&nbsp;tours&nbsp;&raquo; de prise de notes des rédacteurs avaient été réduits à dix, cinq, voire trois minutes. Le discours s&#8217;acheva à 20 heures Il était rédigé, édité et composé avant minuit dans la plupart des grands quotidiens. Il faisait 24.700 mots (environ 150.000 signes).</li>
<li>Edward Stanley, 14e comte de Derby, d&#8217;abord Premier secrétaire pour l&#8217;Irlande dans le gouvernement de Lord Grey (1831-1833), puis à partir de 1833 Secrétaire d&#8217;État à la Guerre et aux Colonies, il démissionna en 1834, car opposé à une réforme de l&#8217;Église (officielle) d&#8217;Irlande.</li>
<li>Jean-Pierre Ohl, <em>opus </em>cité, p.50.</li>
<li><em>Newspaper history, from the 17th century to the present day</em>, ouvrage collectif sous la direction de George Boyce, James Curran et Pauline Wingate, Londres, Constable, 1978, p. 108.</li>
<li>Jean K. Chalaby, <em>opus cité,</em> pp. 128-129.</li>
<li>John Pendleton,<em> Newspaper Reporting</em>, Londres, Elliot Stock, 1890, p. 167.</li>
<li><em>ibid</em>, p. 86.</li>
<li>Jean-Pierre Ohl, <em>opus</em> cité, pp. 51-52.</li>
<li>George Orwell, <em>Charles Dickens,</em> in <em>Essais, Articles, Lettres</em>, volume 1, Paris, Ed. Ivréa, 1995, p.520.</li>
<li>Jean-Pierre Ohl, <em>opus</em> cité, p. 57.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;Dans l&#8217;espoir très mince de survivre…&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 09:59:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Mentre</dc:creator>
				<category><![CDATA[journalisme état des lieux]]></category>
		<category><![CDATA[distribution presse]]></category>
		<category><![CDATA[Papyrus]]></category>
		<category><![CDATA[Presstalis]]></category>

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		<description><![CDATA[La distribution de la presse est gravement perturbée dans l&#8217;est parisien, menaçant de fermeture nombreux distributeurs de presse. À Vincennes, l&#8217;un d&#8217;eux, Papyrus, en est réduit à faire appel à la solidarité de ses clients &#171;&#160;dans l&#8217;espoir très mince de &#8230; <a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/2012/02/12/dans-lespoir-tres-mince-de-survivre/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La distribution de la presse est gravement perturbée dans l&#8217;est parisien, menaçant de fermeture nombreux distributeurs de presse. À Vincennes, l&#8217;un d&#8217;eux, Papyrus, en est réduit à faire appel à la solidarité de ses clients &laquo;&nbsp;dans l&#8217;espoir très mince de survivre&nbsp;&raquo;…</strong></p>
<p>Ce matin, dimanche 12 février 2012, à 9h 45, j&#8217;ai acheté le dernier exemplaire disponible du JDD, chez mon marchand de journaux. &laquo;&nbsp;Vous avez de la chance, m&#8217;a-t-il dit, une amie m&#8217;a dépanné ce matin de dix exemplaires, je n&#8217;ai pas été livré&nbsp;&raquo;. Il était en conversation avec un autre client, l&#8217;acheteur du neuvième —et avant-dernier— exemplaire du JDD, qui l&#8217;encourageait : &laquo;&nbsp;Dès qu&#8217;il me faudra des enveloppes, des cahiers, je penserai à vous&nbsp;&raquo;, et ce client le quitta avec ce &laquo;&nbsp;Courage!&nbsp;&raquo; que l&#8217;on dit aux êtres chers atteints d&#8217;une grave maladie et dont on craint pour la vie.</p>
<p>En sortant,je photographiais l&#8217;affichette collé sur la porte d&#8217;entrée [<em>ci-dessous</em>]</p>
<div id="attachment_5661" class="wp-caption aligncenter" style="width: 536px"><a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/photo-papyrus.jpg"><img class=" wp-image-5661 " title="photo-papyrus" src="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/photo-papyrus-1024x934.jpg" alt="photo-papyrus" width="526" height="479" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;affichette collée sur la porte du magasin de presse Papyrus</p></div>
<p>En voici le texte intégral, qui restitue très clairement les difficultés inextricables dans lesquelles se débattent les kiosquiers et autres distributeurs de presse :</p>
<blockquote><p>Chers clients, chers amis,</p>
<p>Vous entrez chez un diffuseur de presse, qui dorénavant… ne diffuse quasiment plus… de presse…</p>
<p>À compter du lundi 13 février et pour une durée inconnue, seuls 25% de vos publications seront livrées à &laquo;&nbsp;Papyrus&nbsp;&raquo;.<br />
En quotidiens:  seul &laquo;&nbsp;Le Parisien&nbsp;&raquo; sera disponible. En magazines, vous ne retrouverez que le quart des titres comme Marianne, Télé Z, Télé Star, Grazia, Point de Vue, Nous Deux.<br />
Absents en revanche, la plupart des grands titres comme Télé 7 Jours, Télé Loisirs, Auto Plus, Elle, Voici, etc.</p>
<p>Les raisons de ce quasi-fiasco ? un secteur de la presse à la dérive: En Ile-de-France surtout, depuis le conflit très dur de l&#8217;hiver dernier à Presstalis  (ex-NMPP), les points de vente ferment à un rythme effréné (plusieurs par semaine) Et &laquo;&nbsp;Papyrus&nbsp;&raquo; risque fort d&#8217;être l&#8217;un des prochains…</p>
<p>Sans aucune envie de faire de la mendicité mais dans l&#8217;espoir très mince de &laquo;&nbsp;survivre&nbsp;&raquo;, j&#8217;en apelle à votre fidélité , votre compréhension et votre générosité; des cartes postales, livres, DVD, de la papeterie sont en vente…<br />
Les acheter pourra… peut-être… permettre à votre magasin de passer la tempête, sauver les meubles…</p>
<p>Merci… Pour votre soutien, Pour votre fidélité, Pour votre soutien</p>
<p>Papyrus</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ces vidéos sans &#171;&#160;distinction&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.themediatrend.com/wordpress/2012/02/06/ces-videos-sans-distinction/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 19:04:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Mentre</dc:creator>
				<category><![CDATA[journalisme visuel]]></category>
		<category><![CDATA[L'Est Républicain]]></category>
		<category><![CDATA[La Voix du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Ouest France]]></category>
		<category><![CDATA[smartphone]]></category>
		<category><![CDATA[vidéos]]></category>

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		<description><![CDATA[Les sites de presse publient de plus en plus de vidéos. Celles-ci sont d&#8217;une qualité pour le moins inégale. Des sujets élaborés et soignés côtoient de courts films d&#8217;actualité visiblement tournés &#171;&#160;à l&#8217;arrache&#160;&#187;, dont on peut se demander s&#8217;ils ont &#8230; <a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/2012/02/06/ces-videos-sans-distinction/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les sites de presse publient de plus en plus de vidéos. Celles-ci sont d&#8217;une qualité pour le moins inégale. Des sujets élaborés et soignés côtoient de courts films d&#8217;actualité visiblement tournés &laquo;&nbsp;à l&#8217;arrache&nbsp;&raquo;, dont on peut se demander s&#8217;ils ont leur place sur des sites d&#8217;information.</strong></p>
<p>Depuis déjà longtemps mon attention avait été attirée par de courtes vidéos, dont la pertinence et l&#8217;intérêt me laissaient dubitatifs. Ces &laquo;&nbsp;objets visuels&nbsp;&raquo; très proches des films amateurs présentent un certain nombre de caractéristiques communes :</p>
<ul>
<li>un tournage en plan séquence —avec un abus du panoramique— trahissant une absence de montage</li>
<li>un tournage &laquo;&nbsp;à la main&nbsp;&raquo;, dit autrement tournés sans utiliser de pied, ce qui se traduit par une image tremblée</li>
<li>un son &laquo;&nbsp;brut&nbsp;&raquo;, qui malheureusement traduit une absence de réflexion sur le son et sa qualité (absence de bonnette sur les micros, post production, etc.)</li>
<li>l&#8217;absence quasi générale de banc titre, légendes et autres cartels, interdisant d&#8217;identifier (sur la vidéo elle-même) le lieu et les acteurs de la vidéo</li>
<li>l&#8217;absence de commentaires et d&#8217;interviews.</li>
</ul>
<p>Bref, le degré zéro du journalisme. Voici à titre d&#8217;exemple ce que l&#8217;on peut trouver sur le site d<em>&#8216;Ouest France</em>, à propos d&#8217;une baleine échouée sur la plage de la Torche, mais aussi sur d&#8217;autres sites de presse quotidienne régionale (PQN) comme ceux de <em>L<a href="http://www.estrepublicain.fr/fil-info/2012/01/30/accident-sur-le-contournement-de-vesoul-ce-matin-un-blesse-grave" target="_blank">&#8216;Est Républicain</a></em>, de <em><a href="http://www.laprovence.com/video/Les%2BBouches-du-Rh%25C3%25B4ne%2Bsous%2Bla%2Bneige/63192ee2e29s/laprovence/sport" target="_blank">La Provence</a></em>, de <em><a href="http://videos.lavoixdunord.fr/video/iLyROoafrbbG.html" target="_blank">La Voix du Nord</a>,</em>  etc.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmneym" frameborder="0" width="500" height="281"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xmneym_baleine-echouee_animals" target="_blank">baleine échouée</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/OuestFranceFR" target="_blank">OuestFranceFR</a></em></p>
<p>La multiplication de ces vidéos correspond à l&#8217;équipement des rédactions en smartphones, faisant de chaque journaliste un potentiel vidéaste. Ce mouvement n&#8217;est pas réservé à la seule presse française.</p>
<p><span id="more-5607"></span>Par exemple outre Manche, l&#8217;ensemble des journalistes du <em>Manchester Evening News</em> (groupe <a href="http://corporate.menmedia.co.uk/" target="_blank">M.E.N.</a>) sont équipés de Nokia N8 depuis 18 mois, avec lesquels ils prennent photos et vidéos. Paul Gallagher, le responsable du site tire un bilan très positif de l&#8217;expérience, car il génère du trafic :</p>
<blockquote><p>au cours des émeutes [août 2011] les 16 journalistes déployés dans la ville [<em>de Manchester</em>] ont produit 109 images qui ont créées 12.000 vues.</p></blockquote>
<p>Mieux, un sujet que Paul Gallagher décrit comme étant &laquo;&nbsp;pratiquement un <a href="http://menmedia.co.uk/manchestereveningnews/news/s/1472050_two-held-after-murder-victims-headless-body-found-in-flames-on-wellington-street-in-stockport" target="_blank">clip de 30 secondes</a> [qui pourrait être extrait] d&#8217;une vidéo de la police&nbsp;&raquo; a réalisé 16.000 vues. [<em>Plus de détails sur <a href="http://www.bbc.co.uk/journalism/blog/2012/02/print-and-broadcast-media-conv.shtml" target="_blank">College of Journalism </a>de la BBC</em>]. Que ceux qui n&#8217;ont pas envie de regarder ce &laquo;&nbsp;clip&nbsp;&raquo; se rassurent, il rassemble tous les ingrédients de la vidéo bas de gamme: pas de banc titre, panoramique légèrement tremblé, pas de commentaire, le vent en bruit de fond, etc.</p>
<p>La publication de ce type de vidéos ouvre sur plusieurs champs de réflexion :</p>
<ul>
<li>Qu&#8217;apportent-elles réellement en terme de plus-value journalistique? Elles réduisent le rôle du journaliste —ou du photographe— à celui de simple témoin, enregistrant une scène (le plus souvent sans caractère exceptionnel), sans en restituer le contexte. Pire, leur médiocre qualité les place à un niveau égal voire, le plus souvent, inférieur à celui d&#8217;un amateur qui capterait la même scène. La &laquo;&nbsp;distinction&nbsp;&raquo; [<em>au sens de "se distinguer"</em>] qui fait la spécificité du travail d&#8217;un professionnel, son apport est ici perdue.</li>
<li>Ces vidéos attirent et &laquo;&nbsp;génèrent du clic&nbsp;&raquo;. À court terme, c&#8217;est sans aucun doute un bon calcul. Mais sur le long terme, l&#8217;image des sites d&#8217;information ne peut que s&#8217;en trouver abîmée. Il existe déjà des sites qui privilégient la quantité sur la qualité, ce sont les &laquo;&nbsp;fermes de contenus&nbsp;&raquo;. Est-ce vraiment cela l&#8217;avenir souhaité pour les sites d&#8217;information?</li>
</ul>
<p>Au-delà de ces questionnements, une certitude: les smartphones sont des appareils merveilleux, car ils sont tout à la fois des enregistreurs numériques, des appareils photos et des mini caméras [<em>voir : <a title="Le meilleur ami du reporter" href="http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/10/03/le-meilleur-ami-du-reporter/">Le meilleur ami du reporter</a></em>] . Mais leur emploi exige la maîtrise non seulement de l&#8217;appareil lui-même —de ses possibilités et de ses limites—, mais aussi de ces trois techniques distinctes que sont la prise de son, la photo, et la capture de vidéos, et ce sans compter le montage!</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Retour en Ukraine&#160;&#187;, par Cyril Bitton</title>
		<link>http://www.themediatrend.com/wordpress/2012/01/26/retour-en-ukraine-par-cyril-bitton/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 08:18:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaelle Gauducheau</dc:creator>
				<category><![CDATA[journalisme visuel]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant une semaine Cyril Bitton a séjourné à Ouman en Ukraine,  village où Rabbi Nahman grande figure  du mouvement Hassidim décède au début du XIXe siècle. Lors du nouvel an  juif, plus de  30 000 personnes arrivent du monde entier pour se &#8230; <a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/2012/01/26/retour-en-ukraine-par-cyril-bitton/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pendant une semaine Cyril Bitton a séjourné à Ouman en Ukraine,  village où Rabbi Nahman grande figure  du mouvement Hassidim décède au début du XIXe siècle. Lors du nouvel an  juif, plus de  30 000 personnes arrivent du monde entier pour se recueillir sur sa tombe.</strong> <strong>Ce reportage s&#8217;inscrit dans un vaste  projet sur la diaspora juive dans le monde.</strong></p>
<p>Le <a href="http://cyrilbittonphotography.com/" target="_blank">site de Cyril Bitton</a> permet de mieux connaître et comprendre son travail.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/YsTENE4RQWY" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Shamsia : &#171;&#160;Ce ne sont pas eux qui vont m&#8217;empêcher d&#8217;aller à l&#8217;école&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/11/15/shamsia-ce-ne-sont-pas-eux-qui-vont-mempecher-daller-a-lecole/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 07:44:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaelle Gauducheau</dc:creator>
				<category><![CDATA[journalisme enseignement]]></category>

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		<description><![CDATA[En Afghanistan, le 8 novembre 2008 un groupe de douze petites filles a été attaqué à l&#8217;acide pour les empêcher de se rendre à l&#8217;école. Caroline Poiron a été à la rencontre de Shamsia, une des enfants victimes de l&#8217;agression. Fort &#8230; <a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/11/15/shamsia-ce-ne-sont-pas-eux-qui-vont-mempecher-daller-a-lecole/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En Afghanistan, le 8 novembre 2008 un groupe de douze petites filles a été attaqué à l&#8217;acide pour les empêcher de se rendre à l&#8217;école. Caroline Poiron a été à la rencontre de Shamsia, une des enfants victimes de l&#8217;agression. <strong>Fort heureusement, avec l&#8217;accord du directeur, Shamsia a aujourd&#8217;hui repris l&#8217;école. </strong>Grâce aux preuves accumulées lors de son enquête, la photographe a pu reconstituer cette histoire en juin 2009. </strong></p>
<p>Cette photo fait partie du reportage <em><a href="http://associationfedephoto.com/diaporamas/138-caroline-poiron-laureate-du-prix-international-de-la-parole-libre.html" target="_blank">L&#8217;Afghanistan, la guerre contre l&#8217;école</a></em>, réalisé par Caroline Poiron en 2009, dans la région de Kandahar, dans le sud du pays . Pour ce sujet, Caroline Poiron a obtenu le p<em>rix International de la Parole Libre</em>, décerné par le Club de la Presse Marseille-Provence-Alpes Côte d&#8217;Azur.</p>
<p><iframe width="500" height="284" src="http://www.youtube.com/embed/2qwcMzroIwg?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Le travail de Caroline Poiron est distribué le collectif de photographes<a href="http://www.fedephoto.com/fotoweb/GridB.fwx?folderid=5033&amp;search=(IPTC022%20contains%20(Ouverture))" target="_blank"> Fédéphoto</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Jim Romenesko : agrégation, over-agrégation et désintégration</title>
		<link>http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/11/13/jim-romenesko-agregation-over-agregation-et-desintegration/</link>
		<comments>http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/11/13/jim-romenesko-agregation-over-agregation-et-desintegration/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 01:27:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Mentre</dc:creator>
				<category><![CDATA[journalisme idées & réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[CJR]]></category>
		<category><![CDATA[Erika Fly]]></category>
		<category><![CDATA[Jim Romenesko]]></category>
		<category><![CDATA[Julie Moos]]></category>
		<category><![CDATA[Poynter]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.themediatrend.com/wordpress/?p=5460</guid>
		<description><![CDATA[Jim Romenesko a quitté Poynter.org, le site qui l&#8217;hébergeait, après 12 années de bons et loyaux services. Cette rupture brutale —et inattendue—  trahit les difficultés d&#8217;application des chartes d&#8217;éthique et de déontologie. Elle oblige aussi à réfléchir à la notion d&#8217;agrégation &#8230; <a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/11/13/jim-romenesko-agregation-over-agregation-et-desintegration/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jim Romenesko a quitté <em>Poynter.org</em>, le site qui l&#8217;hébergeait, après 12 années de bons et loyaux services. Cette rupture brutale —et inattendue—  trahit les difficultés d&#8217;application des chartes d&#8217;éthique et de déontologie. Elle oblige aussi à réfléchir à la notion d&#8217;agrégation de contenu et à ses dérives. </strong></p>
<ul>
<li><strong>[MÀJ du 22 novembre 2011]</strong> <em>Jim Romenesko a donné sur son nouveau blog </em>jimromenesko.com<em> sa version détaillée de cette histoire. <a href="http://jimromenesko.com/2011/11/18/my-bizarre-departure-from-poynter/?utm_source=sendgrid.com&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=website" target="_blank">C&#8217;est à lire ici</a></em></li>
</ul>
<div id="attachment_5462" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/Jim-Romenesko.jpeg"><img class="size-full wp-image-5462" title="Jim-Romenesko" src="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/Jim-Romenesko.jpeg" alt="Jim-Romenesko" width="200" height="203" /></a><p class="wp-caption-text">Jim Romenesko - D.R.</p></div>
<p>Drôle d&#8217;histoire que celle dont est le héros Jim Romenesko. Celui-ci tenait depuis 12 ans (!) un blog sur le site  consacré au journalisme <em>Poynter.org</em>. Célèbre dans la blogosphère et parmi les journalistes spécialisés, il s&#8217;est fait une spécialité de la curation: repérant un contenu qu&#8217;il juge intéressant, il le résume en quelques lignes et renvoie par un lien sur la source originelle.</p>
<p>Jim Romenesko est excellent tant dans la sélection de ses informations, que dans sa rapidité d&#8217;exécution, proprement phénoménale. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour cela que le <em>Poynter</em> avait acheté son blog, en 1999. Décision audacieuse à l&#8217;époque, que de recruter cet obscur blogueur de la part de cet institut qui voulait faire de son site  un lieu d&#8217;excellence du journalisme. [<em><a href="http://www.poynter.org/latest-news/top-stories/143763/romenesko-impact-journalism-poynter/" target="_blank">détails ici</a></em>]<span id="more-5460"></span></p>
<p>Un choix que personne ne semblait regretter jusque il y a peu. En <a href="http://www.poynter.org/latest-news/mediawire/152838/romenesko-resigns-after-12-years-at-poynter/" target="_blank">août 2011</a>, Julie Moos, la directrice de l&#8217;institut, regrettait la décision de ce dernier de prendre une semi-retraite en janvier 2012 et tenait à souligner que:</p>
<blockquote><p>la conclusion abrupte de la collaboration de Jim avec Poynter ne doit pas occulter le caractère inégalé de ses contributions : il a changé Poynter, il a changé le journalisme et il a changé les rédactions.</p></blockquote>
<p>Difficile d&#8217;être plus laudatif ! Las, quelques semaines plus tard, Jim Romenesko accusé de plagiat démissionne. Fin de l&#8217;histoire ?</p>
<p><strong>Cette affaire oblige à réfléchir à la notion de plagiat</strong></p>
<p>Non, car en premier lieu, on peut s&#8217;étonner qu&#8217;en douze ans, personne ne se soit rendu compte que Jim Romenesko était un <em>serial-plagiaire</em>, comme on semble l&#8217;accuser<em>. </em></p>
<p>En fait tout commence ce mardi 8 novembre. Une jeune journaliste de la <em>Columbia Journalism Review</em>, Erika Fry (1), qui prépare un article sur les récentes évolutions du blog et notamment le fait qu&#8217;il ne soit plus tenu par le seul Romenesko, mais aussi par d&#8217;autres journalistes, envoie un mail à Julie Moos contenant huit extraits du blog. Il s&#8217;agit de préparer une interview qui doit avoir lieu le lendemain, mercredi.</p>
<p>Dès lors, tout s&#8217;emballe. Au vue des extraits, Julie Moos décide —<a href="http://www.washingtonpost.com/blogs/erik-wemple/post/jim-romeneskos-resignation-and-a-scooped-reporter/2011/11/10/gIQADyA59M_blog.html" target="_blank">grillant la politesse</a> à Erika Fry, ce qui n&#8217;est guère éthique— de publier, le jeudi 10 novembre, un <a href="http://www.poynter.org/latest-news/mediawire/152802/questions-over-romeneskos-attributions-spur-changes-in-writing-editing/" target="_blank">post vengeur</a> sur le site du <em>Poynter</em>, où elle reproche au blogueur de ne pas &laquo;&nbsp;attribuer&nbsp;&raquo; ni &laquo;&nbsp;citer&nbsp;&raquo; ses sources et donc, en substance, de ne pas respecter la charte du site:</p>
<blockquote><p>L&#8217;un des dangers de cette pratique est que les mots peuvent sembler appartenir à Jim alors qu&#8217;en fait, ils appartiennent à un autre. Ce style est un choix délibéré de Jim; il lui permet d&#8217;être transparent sur ​​l&#8217;origine de l&#8217;information, tout en utilisant les termes [<em>employés</em>] par la source pour son travail. S&#8217;il utilisait les pour les guillemets, ce serait parfait. L&#8217;absence de guillemets, fait qu&#8217;il est incomplet et incohérent avec les pratiques de publication et les normes de <em>Poynter.org</em>.</p></blockquote>
<p>À la suite de la publication de ce brûlot, Jim Romenesko n&#8217;a comme seule option que de quitter le <em>Poynter</em>, ce qu&#8217;il fait dans la foulée et de lancer son <a href="http://jimromenesko.com/" target="_blank">blog</a>, ce qui sera fait le mois prochain.</p>
<p>Au-delà des dégâts considérables provoqué par cette affaire tant pour le site du <em>Poynter</em> [<em>Par exemple, J. Romenesko a autant de followers sur Twitter que le site proprement dit</em>] que pour Jim Romenesko lui même, cette histoire oblige à réfléchir sur la notion de plagiat, de citation et d&#8217;attribution.</p>
<p>La pratique de Jim Romenesko n&#8217;a guère varié au cours de ces douze dernières années, si ce n&#8217;est que la longueur de ses posts, ces derniers mois. Dans l&#8217;exemple ci-dessous, repéré par Erika Fry, celle-ci a mis en gras tous les termes et phrases du <a href="http://www.adweek.com/news/press/year-tina-brown-and-newsweek-still-needs-savior-136171" target="_blank">post d&#8217;origine</a>.</p>
<p><a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/Capture-d’écran-2011-11-13-à-00.36.55.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-5466" title="Extrait du blog de Romenesko sur Poynter.org, sélectionné par Erika Fry de la CJR" src="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/Capture-d’écran-2011-11-13-à-00.36.55.png" alt="Extrait du blog de Romenesko sur Poynter.org, sélectionné par Erika Fry de la CJR" width="509" height="705" /></a></p>
<p>On le voit, si l&#8217;on se réfère au post d&#8217;origine, les citations sont mal attribuées, —ce que reproche Julie Moos à J. Romenesko, mais l&#8217;essentiel n&#8217;est pas là.</p>
<p>Jim Romenesko est suivi non pour le contenu de ses posts, mais pour la qualité des liens qu&#8217;il propose. La question de la qualité de l&#8217;attribution des citations à l&#8217;intérieur de chacun de ses posts n&#8217;est guère importante. D&#8217;ailleurs, Erika Fry [<em>elle a publié son <a href="http://www.cjr.org/behind_the_news/the_romenesko_saga.php?page=all" target="_blank">article</a>, le vendredi 11 novembre, sur le site de la CJR</em>] remarque que la non-attribution des citations n&#8217;était guère un problème —à ses yeux, cela ne fait pas de Romenesko un plagiaire— tant que les posts étaient très courts, car le &laquo;&nbsp;cadre&nbsp;&raquo; du blog permettait de comprendre que le texte n&#8217;était pas de Jim Romenesko, mais provenait d&#8217;une source extérieure.</p>
<p>Mais ces derniers mois, quelques modifications ont changé la donne: Jim Romenesko avait commencé à écrire plus long, [<em>son blog avait changé de nom pour s'appeler Romenesko+</em>] et d&#8217;autres auteurs étaient venus le rejoindre dans ce qui est devenu un blog collectif. Des riens, mais ce faisant, chaque post n&#8217;est plus une simple présentation de lien engageant à cliquer dessus, mais un  petit article, lequel doit obéir aux règles et pratiques journalistiques.</p>
<p>Ces modifications conduisent Erika Fry à centrer son analyse sur le point suivant :</p>
<blockquote><p>Ma critique principale était très différente [<em>de la seule question de l'attribution des citations</em>]: ces posts agrégés n&#8217;offrent aucune pensée originale ni aucune synthèse précieuse en terme de sources; ce ne sont que de simples versions condensées de l&#8217;original.</p></blockquote>
<p>En écrivant cela, elle déborde en fait largement du seul problème déontologique , pour s&#8217;emparer de la question de l&#8217;over-agrégation [<em>littéralement "sur-agrégation"</em>] dont se sont faits une spécialité des sites comme le <em>Huffington Post</em>. Cette pratique fait que les internautes trouvent suffisamment de matière sur le site &laquo;&nbsp;agrégateur&nbsp;&raquo; et n&#8217;éprouvent plus le besoin de cliquer sur le lien renvoyant au &laquo;&nbsp;site-source&nbsp;&raquo;. Pire [<em>pour la source</em>] la &laquo;&nbsp;conversation&nbsp;&raquo; —c&#8217;est-à-dire les commentaires— se tient sur le site agrégateur ainsi que sur les réseaux sociaux qui lui sont associés.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li> De nombreux journalistes on écrit sur cette histoire et ses conséquences, notamment Alan D. Mutter sur son blog <em><a href="http://newsosaur.blogspot.com/2011/11/romenesko-didnt-do-anything-wrong.html" target="_blank">Reflections of a Newsosaur</a>, </em>Jenn Webb sur<em> <a href="http://radar.oreilly.com/2011/11/romenesko-kobo-bisg-ereading.html" target="_blank">O&#8217;Reilly Radar</a>, </em>David Kaplan sur <em><a href="http://paidcontent.org/article/419-cjr-poynters-incomplete-attribution-problem-goes-farther-than-romenesko/" target="_blank">PaidContent.org</a> </em>et Robert Niles sur<em> <a href="http://www.ojr.org/ojr/people/robert/201111/2031/" target="_blank">The Online Jounrnalism Review</a>.</em></li>
</ul>
<h3>Notes</h3>
<ol>
<li>Erick Fry, ancienne journaliste au <em>Bangkok Post,</em> est sensibilisé au plagiat, une question qui l&#8217;a obligé à fuir la Thaïlande comme elle le raconte dans<em> <a href="http://www.cjr.org/behind_the_news/fry_in_thailand.php" target="_blank">Escape from Thailand</a>, </em>publié dans la<em> Columbia Journalism Review. </em></li>
</ol>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Changements d&#8217;automne pour Media Trend</title>
		<link>http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/11/06/changements-dautomne-pour-media-trend/</link>
		<comments>http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/11/06/changements-dautomne-pour-media-trend/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 19:42:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Mentre</dc:creator>
				<category><![CDATA[faits & chiffres]]></category>
		<category><![CDATA[lab]]></category>
		<category><![CDATA[Media Trend]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.themediatrend.com/wordpress/?p=5450</guid>
		<description><![CDATA[Media Trend se rénove grâce à un nouveau thème plus net et lisible et met au monde son lab, pour être plus réactif À l&#8217;anniversaire de naissance de ce blog —il est né le 1er septembre 2008— je me suis &#8230; <a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/11/06/changements-dautomne-pour-media-trend/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Media Trend</em> se rénove grâce à un nouveau thème plus net et lisible et met au monde son <em>lab, </em>pour être plus réactif</strong></p>
<div id="attachment_5454" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/Capture-d’écran-2011-11-06-à-20.21.39.png"><img class="size-medium wp-image-5454" title="le &quot;lab&quot; de Media Trend" src="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/Capture-d’écran-2011-11-06-à-20.21.39-300x197.png" alt="le &quot;lab&quot; de Media Trend" width="300" height="197" /></a><p class="wp-caption-text">La page d&#39;accueil du &quot;lab&quot;</p></div>
<p>À l&#8217;anniversaire de naissance de ce blog —il est né le 1er septembre 2008— je me suis posé une série de questions :</p>
<ul>
<li><strong>sur le fond</strong></li>
<ul>
<li>pourquoi le rythme de publication s&#8217;était-il à ce point ralenti, au point de passer à une moyenne d&#8217;un <em>post</em> par mois? Simple lassitude passagère ou premier symptôme d&#8217;un mal plus profond, qui me conduirait à terme à arrêter ce blog?</li>
<li>pourquoi avais-je tendance à privilégier les sujets de fond et à être moins réactif sur des sujets d&#8217;actualité?</li>
<li>pourquoi la plupart des sujets était-il traité en mode texte, mais jamais en multimédia, exception faite de quelques rares infographies ?</li>
</ul>
<li><strong>sur la forme</strong></li>
<ul>
<li>la plateforme WordPress était-elle encore la plus adaptée ? N&#8217;était-il pas préférable de passer à des outils de publication plus simples comme Posterous ou plus en réseau comme Tumblr ?</li>
<li>Le thème —Carrington— qui habillait <em>Media Trend</em> depuis près de trois ans n&#8217;avait-il pas vieilli ?</li>
<li>Le regroupement de multiples widgets —Twitter, Paper.li, Infomous— sans parler des calendrier, archives, etc. sur la page d&#8217;accueil était-il réellement justifié ? Tout cela ne nuisait-il pas à la lisibilité ?<span id="more-5450"></span></li>
</ul>
</ul>
<p>Cette liste n&#8217;est évidemment pas limitative. Par exemple, la question se posait aussi de savoir, si l&#8217;essentiel de mon temps et mon énergie n&#8217;étaient pas absorbés par les réseaux sociaux, principalement Twitter et Facebook.</p>
<p>Bref, il fallait agir</p>
<p>Tout d&#8217;abord, je me suis souvenu que j&#8217;avais encore &laquo;&nbsp;l&#8217;appétit&nbsp;&raquo;. J&#8217;ai écrit aux mois d&#8217;août et de septembre une dizaine de posts mais soit je ne les ai pas terminés, m&#8217;étant embarqué sur des sujets complexes qui exigeaient trop de recherche, soit j&#8217;ai décidé de ne pas les publier, car ces textes m&#8217;étaient apparus datés, peu intéressants, etc.</p>
<p>Pour cela, j&#8217;ai d&#8217;abord cherché quels thèmes, différents de Carrington, pourraient me convenir. J&#8217;ai été immédiatement séduit par <em>Shelf</em> un thème [<em>payant</em>] réalisé par <a href="http://thethemefoundry.com/" target="_blank">The Theme Foundry</a>. Il correspondait pour partie à ce que je cherchais:</p>
<ul>
<li>la simplicité grâce au fait que les contenus étaient posées sur une étagère</li>
<li>les contenus étaient indexés par type de média et poussait donc à à réaliser —ou a publier— des sons, des vidéos ou des textes.</li>
<li>le thème poussait à &laquo;&nbsp;faire bref&nbsp;&raquo;.</li>
<li>il est basé sur le principe du flux [<em>un contenu chasse l'autre</em>] retrouvant ainsi les racines du fonctionnement d&#8217;un blog, mais aussi celles des réseaux sociaux. Différence notable, le défilement est horizontal et non comme habituellement vertical.</li>
<li>enfin, ce thème s&#8217;affichait parfaitement sur les smartphones et autres tablettes</li>
</ul>
<p>Mais pour séduisant que soit <em>Shelf,</em> il n&#8217;offre pas les fonctionnalités d&#8217;un thème plus classique, notamment les &laquo;&nbsp;pages&nbsp;&raquo; à moins de trahir l&#8217;épure du design. Or, celles-ci me sont indispensables pour regrouper de nombreuses informations de services [<em>bibliothèque, liens</em>], et afficher certaines rubriques [<em>Paroles de photographes</em>] et les archives de l&#8217;association de réflexion sur le journalisme<em> Ça Presse</em>, dont ce blog abrite les archives depuis que celle-ci a &laquo;&nbsp;suspendu&nbsp;&raquo; ses activités.</p>
<p>J&#8217;ai donc décidé de diviser mon blog en deux:</p>
<ul>
<li><strong>Media Trend &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo;</strong> : sérieusement dépoussiéré grâce à un thème simple [<em>Duster de<a href="http://automattic.com/" target="_blank"> Automattic</a></em>] privilégiant la qualité de lecture, et à la suppression du bric-à-brac qui s&#8217;était accumulé au fil du temps</li>
<li><strong>media trend / lab</strong> : outil de publication rapide et diversifié, et aussi lieu d&#8217;expérimentation multimédia. Pour l&#8217;instant, j&#8217;ai créé un onglet sur la page d&#8217;accueil du &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo;, mais à terme, il devrait remonter dans un espace qui lui sera propre.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Signalons que ces changements n&#8217;auraient pas été possible sans l&#8217;aide amicale et désintéressée d&#8217;Henri Grinberg, notre &laquo;&nbsp;monsieur web&nbsp;&raquo; à l&#8217;Emi-Cfd.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La vérité de la com. n&#8217;est pas la vérité des journalistes</title>
		<link>http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/10/28/la-verite-de-la-com-nest-pas-la-verite-des-journalistes/</link>
		<comments>http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/10/28/la-verite-de-la-com-nest-pas-la-verite-des-journalistes/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 22:57:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Mentre</dc:creator>
				<category><![CDATA[journalisme enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme état des lieux]]></category>

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		<description><![CDATA[Communicants et journalistes n&#8217;ont pas la même compréhension du terme &#171;&#160;information&#160;&#187;. Une tribune publiée dans Les Echos par le nouveau président de Communication &#38; Entreprises, Jean-Luc Letouzé, est l&#8217;occasion de revenir sur cette opposition qui est loin d&#8217;être de pure &#8230; <a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/10/28/la-verite-de-la-com-nest-pas-la-verite-des-journalistes/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Communicants et journalistes n&#8217;ont pas la même compréhension du terme &laquo;&nbsp;information&nbsp;&raquo;. Une tribune publiée dans <em>Les Echos</em> par le nouveau président de Communication &amp; Entreprises, Jean-Luc Letouzé, est l&#8217;occasion de revenir sur cette opposition qui est loin d&#8217;être de pure forme.</strong></p>
<div id="attachment_5358" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/10/Capture-d’écran-2011-10-29-à-00.34.58.png"><img class="size-medium wp-image-5358  " title="Tribune Jean-Luc Letouzé, publiée dans Les Echos du 28 octobre 2011" src="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/10/Capture-d’écran-2011-10-29-à-00.34.58-300x227.png" alt="Tribune Jean-Luc Letouze, publiée dans Les Echos du 28 octobre 2011" width="210" height="159" /></a><p class="wp-caption-text">La tribune de Jean-Luc Letouzé publiée dans Les Echos</p></div>
<p>Fidèle lecteur des <em>Échos</em> (version papier), le vendredi 28 octobre 2011 au matin, mon attention a été attirée par un Point de vue, rédigé par Jean-Luc Letouzé, président de Communication &amp; Entreprise, sobrement intitulé <em><a href="http://www.lesechos.fr/opinions/points_vue/0201717324565-grande-mechante-com-le-retour-240912.php" target="_blank">Grande méchante Com : le retour</a></em>. Parcourant distraitement cet article qui se veut une plaidoirie<em> pro domo</em> de la communication et qui entonne la la vieille antienne &laquo;&nbsp;Les journalistes n&#8217;aiment pas la com&nbsp;&raquo;, je butais sur la dernière phrase :</p>
<blockquote><p>Et, finalement, c&#8217;est ce même &laquo;&nbsp;souci de l&#8217;humain&nbsp;&raquo; qui fait que journaliste et expert de la communication partagent la même recherche de l&#8217;information juste, et la même quête de sens</p></blockquote>
<p>Diable ! tout cela méritait une relecture attentive et en premier lieu ce qui avait provoqué l&#8217;ire de Jean-Luc Letouzé. Il nous raconte qu&#8217;elle s&#8217;est déclenchée lorsqu&#8217;il écoutait le matin —en se rasant— <em>Europe1</em> :</p>
<p style="padding-left: 30px;">Le 13 septembre dernier dans un des journaux matinaux d&#8217;<em>Europe1</em> (et sur son site web), un chroniqueur s&#8217;est étonné que le groupe BNP Paribas ait diffusé à l&#8217;ensemble de ses collaborateurs  travaillant au sein de ses agences bancaires un outil d&#8217;information intitulé &laquo;&nbsp;éléments de langage&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Et il attaque :</p>
<blockquote><p>Le journaliste de la célèbre radio s&#8217;étonnant de l&#8217;imagination perverse, voire odieuse développée par le groupe bancaire pour entretenir les parties prenantes (les clients de la banque au premier chef) dans le mensonge et les contre-vérités et tenter de calmer maladroitement les angoisses.</p></blockquote>
<p>Lisant cela, je recherche la chronique incriminée m&#8217;attendant à trouver un brûlot gauchiste. Cet article est encore en ligne [<em><a href="http://www.europe1.fr/Economie/Les-bonnes-reponses-de-BNP-Paribas-715089/" target="_blank">lien ici</a></em>]. Il est signé non d&#8217;un &laquo;&nbsp;chroniqueur&nbsp;&raquo;, mais d&#8217;un jeune journaliste de la station spécialisé dans les questions économiques et sociales, Fabien Cazeaux. À ce point spécialisé qu&#8217;il fait partie du Comité de direction de l&#8217;Association des Journalistes de l&#8217;Information Sociale (<a href="http://www.ajis.asso.fr/spip.php?article6" target="_blank">AJIS</a>).<span id="more-5355"></span></p>
<p>Surtout, l&#8217;article est essentiellement factuel, comme on peut en juger par les grades lignes, que je résume ici:</p>
<ul>
<li>il contextualise d&#8217;abord l&#8217;information [le cours de BNP Paribas a chuté de 12,35% la veille, lundi 12 septembre];</li>
<li>il reprend les principaux points contenus dans l&#8217;argumentaire de la banque de manière strictement factuelle, et sans en remettre en cause la qualité;</li>
<li>il cite ensuite une employée de la banque qui s&#8217;estime rassurée : “Ça répond aux questions qu&#8217;on se pose&nbsp;&raquo;.</li>
<li>il cite enfin les syndicats, qui ne s&#8217;attardent d&#8217;ailleurs pas sur ce &laquo;&nbsp;message diffusé en interne&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<p>Bref, pas trace &laquo;&nbsp;d&#8217;imagination perverse, voire odieuse&nbsp;&raquo; de la part de la direction de BNP Paribas, dans cet article, mais plus simplement le travail d&#8217;un journaliste qui a &laquo;&nbsp;sorti&nbsp;&raquo; un document à destination interne.</p>
<p>En fait cet article n&#8217;est qu&#8217;un prétexte [<em>un conseil, il faudra mieux choisir à l'avenir</em>] pour Jean-Luc Letouzé pour dérouler sa vision de la communication, forgée au sein du groupe Bouygues, où il fait toute sa carrière, d&#8217;abord comme directeur-adjoint de la communication —interne— de Bouygues construction, puis comme directeur de la communication chez ETDE. Celle-ci est simplissime:</p>
<p style="padding-left: 30px;">La fonction &laquo;&nbsp;communication&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas là pour vendre! Elle existe aussi pour rétablir de fausses vérités qui peuvent parfois avoir des répercussions dramatiques, et pour redonner du sens à la relation client. Pour gérer des crises qu&#8217;elles soient financières, commerciales, sanitaires ou autres l&#8217;entreprise devrait-elle s&#8217;interdire d&#8217;aider ses collaborateurs à réagir ou a s&#8217;expliquer? Où est le crime?</p>
<p>Rassurons Jean-Luc Letouzé, personne n&#8217;a jamais imaginé que la com. servait à vendre dans le sens trivial du terme. Elle sert, depuis que la communication moderne s&#8217;est installée, c&#8217;est-à-dire depuis la création du <em>Publicity Bureau</em> aux États-Unis au tout début du XXe siècle, et surtout depuis le travail de Ivy L. Lee (notamment auprès des Rockefeller)  &nbsp;&raquo;l&#8217;image&nbsp;&raquo; de l&#8217;entreprise, de la politique et des personnalités. (1) En cela, il importe peu que les vérités soient vraies ou fausses. Le propos n&#8217;est pas là, comme l&#8217;a résumé avec brutalité le &laquo;&nbsp;père&nbsp;&raquo; de la communication, Edward Bernays, dont il peut-êter utile de appeler qu&#8217;il est célèbre pour son travail de communicant auprès des grandes entreprises. Voici ce qu&#8217;il écrivait en ouverture de son petit ouvrage <em>Propaganda</em>:</p>
<blockquote><p>La manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions des masses est un élément important de la société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme secret de la société constituent un gouvernement invisible qui est le vrai pouvoir en place de notre pays. Nous sommes gouvernés, nos esprits moulée, nos goûts formés, nos idées suggérées, en grande partie par des hommes dont nous n&#8217;avons jamais entendu parler. C&#8217;est un résultat logique de la manière dont notre société démocratique est organisée. Un grand nombre d&#8217;êtres humains doivent coopérer de cette manière, s&#8217;ils veulent vivre ensemble et que la société fonctionne bien. (2)</p></blockquote>
<p>Dans une <a href="http://www.mag2com.com/?jean-luc-letouze-la-rentree-de" target="_blank">interview vidéo</a> à <em>mag2com </em>(3), Jean-Yves Letouzé insistait sur la nécessité de redonner du &laquo;&nbsp;sens à l&#8217;action&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;remettre en perspective les stratégies&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;réexpliquer&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;rassurer&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;gérer la réputation des entreprises et des organisations&nbsp;&raquo;, etc. Bref, il reprenait en langage moderne ce que disait Edward Bernays. Pourquoi pas. Mais cette &laquo;&nbsp;quête de sens&nbsp;&raquo; n&#8217;a rien à voir avec le travail d&#8217;information que pratique un journaliste. Elle en est même l&#8217;opposé.</p>
<h3>Notes</h3>
<p>[<em>Précision : je suis membre de l'AJIS, mais je ne connais pas personnellement Fabien Cazeaux</em>]</p>
<ol>
<li>Informations tirées de <em>The Unseen Power</em>, une somme de près de 800 pages du spécialiste de l&#8217;histoire de la communication, Scott M. Cutlip &#8211; LEA, Hillsdale New Jersey, 1994.</li>
<li><em>Propaganda</em>, par Edward Bernays. La citation que je publie à été traduite par mes soins d&#8217;une édition américaine (IG Publishing, New York 2005), mais il existe une édition française récente publiée chez Zones en 2007. L&#8217;édition originale date de 1928. Signalons pour lever toute ambiguïté que pour Edward Bernays le terme de &laquo;&nbsp;propagande&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas péjoratif. Il entendait avec son ouvrage le réhabiliter; il doit se comprendre dans le sens moderne de communication.</li>
<li>Le montage de cette vidéo est étrange, en particulier au début où sont glissés des plans de coupe en noir et blanc montrant une foule particulièrement agitée. S&#8217;agit-il d&#8217;une pure maladresse, voire d&#8217;ignorance de la part du réalisateur, qui n&#8217;a pas &laquo;&nbsp;vu&nbsp;&raquo; qu&#8217;il faisait une claire allusion à l&#8217;ouvrage de Serge Tchakhotine, <em>Le Viol des foules par la propagande politique</em>?</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;Au pied du mur&#160;&#187;, par Olivier Coret</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Oct 2011 20:13:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaelle Gauducheau</dc:creator>
				<category><![CDATA[journalisme visuel]]></category>

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		<description><![CDATA[En janvier 2005, Olivier Coret se rend en Palestine dans le village de Nazlat Isa où les autorités israéliennes édifient le mur de la séparation. Il photographie un couple qui le touche : &#171;&#160;Ils regardent les bulldozers détruire leur jardin&#160;&#187;. Il &#8230; <a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/10/16/au-pied-du-mur-par-olivier-coret/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En janvier 2005, Olivier Coret se rend en Palestine dans le village de Nazlat Isa où les autorités israéliennes édifient le mur de la séparation. Il photographie un couple qui le touche : &laquo;&nbsp;Ils regardent les bulldozers détruire leur jardin&nbsp;&raquo;. Il nous en parle avec émotion.</strong></p>
<p>[<em>Olivier Coret, tient <a href="http://www.oliviercoret.com/" target="_blank">un site </a>sur lequel on peut retrouver la plupart de ses travaux et en particulier ses reportages</em>]</p>
<p><object width="500" height="284" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/QizmNNNKEf0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="284" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/QizmNNNKEf0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le meilleur ami du reporter</title>
		<link>http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/10/03/le-meilleur-ami-du-reporter/</link>
		<comments>http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/10/03/le-meilleur-ami-du-reporter/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 06:53:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Mentre</dc:creator>
				<category><![CDATA[journalisme enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme innovations]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[BBC]]></category>
		<category><![CDATA[iPad]]></category>
		<category><![CDATA[iPhone]]></category>
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		<category><![CDATA[Seattle Times]]></category>
		<category><![CDATA[smartphone]]></category>
		<category><![CDATA[tablette]]></category>

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		<description><![CDATA[Les smartphones, et en particulier l&#8217;iPhone, sont devenus les irremplaçables couteaux suisses du journaliste. Tout à la fois traitement de texte, enregistreur numérique, appareil photo, caméra vidéo, studio numérique et banc de montage, ils peuvent aussi au gré des besoins &#8230; <a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/2011/10/03/le-meilleur-ami-du-reporter/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les smartphones, et en particulier l&#8217;iPhone, sont devenus les irremplaçables couteaux suisses du journaliste. Tout à la fois traitement de texte, enregistreur numérique, appareil photo, caméra vidéo, studio numérique et banc de montage, ils peuvent aussi au gré des besoins avantageusement remplacer les lourds camions de direct de la télévision, ou les motos émettrices des radios. La généralisation de leur usage ouvre de nouvelles possibilités pour les journalistes et devrait conduire à une réorganisation des rédactions. </strong></p>
<p style="padding-left: 30px;">[<em><strong>Précision</strong> : ce blog n'accepte de publicité sous aucune forme. Tous les appareils, équipements ou applications cités dans ce post, qui ne prétend à aucune exhaustivité, ont été étudiés, achetés et testés dans le cadre de l'enseignement de "journalisme multimédia de mobilité" sur lequel nous travaillons depuis plusieurs mois à l'<a href="http://www.emi-cfd.com/" target="_blank">École des métiers de l'information</a>, où j'enseigne</em>]</p>
<div id="attachment_5136" class="wp-caption alignleft" style="width: 149px"><a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/10/Capture-d’écran-2011-10-02-à-13.42.38.png"><img class="size-medium wp-image-5136 " title="Capture d'écran d'iPhone : les apps. de vidéo Live" src="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/10/Capture-d’écran-2011-10-02-à-13.42.38-199x300.png" alt="Capture d'écran d'iPhone : les apps. de vidéo Live" width="139" height="210" /></a><p class="wp-caption-text">Quelques applications de vidéo Live</p></div>
<p>Rares sont aujourd&#8217;hui les journalistes qui n&#8217;ont pas au fond de leur poche un smartphone ou dans leur sacoche une tablette, si ce n&#8217;est les deux. Ces outils multifonctions leur permettent de prendre des photos, ou des vidéos de récupérer leurs mails, de lire leurs flux RSS, de gérer leurs différentes réseaux sociaux, etc. D&#8217;ailleurs, de nombreuses rédactions, comme <em>Le Télégramme</em> ou <em>Ouest France</em>, ont commencé à équiper leurs journalistes de smartphone, à charge pour eux d&#8217;alimenter le site en courtes vidéos d&#8217;actualité. Il est probable que ce ne soit que les prémisses de la nouvelle révolution qui va modifier —encore une fois— profondément le travail du journaliste et l&#8217;organisation des rédactions.</p>
<p>En effet, il est possible grâce à ces appareils non seulement de &laquo;&nbsp;capter&nbsp;&raquo; avec une qualité professionnelle tous les éléments (son, image, texte, etc) d&#8217;un contenu multimédia, mais aussi de l&#8217;éditer et de le publier, tout cela se faisant de manière beaucoup plus intuitive que sur un ordinateur, puisque sur un écran de smartphone ou de tablette tout se pilote au doigt.</p>
<p><strong>La supériorité actuelle de l&#8217;iPhone tient à la cohérence de son écosystème</strong></p>
<p>Pour l&#8217;instant, dans la guerre qui oppose les constructeurs de matériels et les éditeurs de système d&#8217;exploitation, Apple grâce à son écosystème particulier, a un pas d&#8217;avance. Le journaliste britannique Paul Bradshaw a récemment lancé une enquête auprès des gens qui le suivent sur Twitter, sur sa page Facebook et sur son blog<em> Online Journalism Blog</em> [<em>les commentaires sur son blog<a href="http://onlinejournalismblog.com/2011/09/27/which-android-phone-would-you-recommend-for-journalists/#respond" target="_blank"> sont ici</a>, et il a créé un <a href="http://onlinejournalismblog.com/2011/09/28/a-storify-of-what-android-phones-people-recommended-on-twitter/" target="_blank">Storify </a>avec les réponses sur Twitter</em>]. Leurs remarques sont particulièrement intéressantes: ils montrent que nombre des appareils s&#8217;avèrent excellents en particulier en terme de captation photo et vidéo. Et les utilisateurs des Galaxy S2, HTC Desire ou Sensation, ou encore du Sony Ericsson Xperia —pour citer les appareils nommés par les correspondants de Paul Bradshaw— se montrent très satisfaits de leur équipement.<span id="more-5104"></span></p>
<p>Mais à lire tous ces messages, on mesure, en creux, ce qui fait la supériorité de l&#8217;iPhone. Il ne s&#8217;agit pas de technique à proprement parler, certains concurrents ont des optiques de meilleure qualité, ni de la durée de la batterie, ni du système d&#8217;exploitation. Habitué d&#8217;Androïd, le système de l&#8217;iPhone m&#8217;a paru —et me paraît toujours— complexe et contraint, ne serait-ce qu&#8217;en raison de la limitation du nombre d&#8217;ordinateurs avec lequel ont peut synchroniser l&#8217;appareil.</p>
<p style="padding-left: 30px;">[<em>Ajoutons, que nous attendons avec impatience que RIM ou le couple Nokia/Microsoft se réveillent, surtout Nokia qui avait été pionnier avec son N95 qui équipait dès 2007 des journalistes de l'agence Reuters - <a href="http://techcrunch.com/2007/10/23/reuters-n95-equipped-toolkit-for-on-the-go-reporters/" target="_blank">voir ici</a></em>]</p>
<div id="attachment_5124" class="wp-caption alignleft" style="width: 174px"><a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/10/Capture-d’écran-2011-10-02-à-12.12.05.png"><img class="size-medium wp-image-5124 " title="La prise jack &quot;4contacts&quot; de l'iPhone" src="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/10/Capture-d’écran-2011-10-02-à-12.12.05-273x300.png" alt="La prise jack &quot;4contacts&quot; de l'iPhone" width="164" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;iPhone accepte les prises &quot;jack&quot; à quatre contacts</p></div>
<p>Cette supériorité de l&#8217;iPhone tient à des détails, comme sa prise son qui accepte les prises jack (photo ci-contre) à quatre contacts, ce qui permet de véhiculer le signal du micro ET celui des écouteurs.</p>
<p>Elle tient surtout à une cohérence d&#8217;ensemble —matériel comme softs— qui en font un appareil apte à séduire les professionnels les plus exigeants, et qui surtout ouvre le champ à de nombreuses expérimentations. En effet, désormais [<em>voir ci-dessous</em>] le journaliste dispose d&#8217;une caméra vidéo et d&#8217;un appareil photo de bonne qualité [<em>cela devrait encore s'améliorer avec l'iPhone 5, je ferais une MÀJ, après sa présentation au public</em>] et surtout d&#8217;un enregistreur de son d&#8217;une qualité professionnelle s&#8217;il utilise un micro.</p>
<p><strong>Un équipement modulable selon les besoins</strong></p>
<p>Avant d&#8217;ouvrir une revue de détails des applications testées, il faut retenir que l&#8217;iPhone —équipé— est donc un appareil complet, mais surtout que cet équipement est modulable en fonction des besoins. Cela peut-être un outil discret comme le raconte au <em><a href="http://www.poynter.org/how-tos/digital-strategies/142139/how-journalists-are-using-mobile-devices-to-enhance-their-reporting/" target="_blank">Poynter</a> <a href="http://www.poynter.org/how-tos/digital-strategies/142139/how-journalists-are-using-mobile-devices-to-enhance-their-reporting/" target="_blank"></a></em>le journaliste Richard  Gutjahr, qui a couvert la révolution égyptienne :</p>
<blockquote><p>Je n&#8217;avais pas d&#8217;équipement sophistiqué ou une équipe de tournage. J&#8217;étais simplement assis devant les manifestants, qui avaient aussi leurs gadgets. C&#8217;était un camouflage parfait.</p></blockquote>
<p>Il peut aussi se transformer en studio d&#8217;enregistrement portable [<em>ci-dessous</em>] son, mais aussi —pourquoi pas— vidéo, voire comme le raconte plus loin le journaliste britannique Nick Garnett devenir un outil fiable et performant de direct radio ou vidéo.</p>
<div id="attachment_5128" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/10/Capture-d’écran-2011-10-02-à-10.07.43.png"><img class="size-medium wp-image-5128 " title="L'iPhone transformé en studio radio &quot;portatif&quot;" src="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/10/Capture-d’écran-2011-10-02-à-10.07.43-300x237.png" alt="L'iPhone transformé en studio radio &quot;portatif&quot;" width="300" height="237" /></a><p class="wp-caption-text">Un bon micro, un casque pour le retour son, un logiciel &quot;son&quot; et voilà l&#39;iPhone transformé en studio radio</p></div>
<p>Le champ des possibles ne s&#8217;arrête pas là, puisque l&#8217;iPhone peut aussi avec un clavier se transformer en une magnifique machine à alimenter en direct en textes [<em>et en éléments multimédias</em>] les sites ainsi que les blogs, grâce aux applications CoverItLive, WordPress, Posterous, Tumblr, etc. disponibles. Si l&#8217;on souhaite travailler de manière plus élaborée, il existe de nombreuses autres applications [<em>la liste des exemples ci-dessous est loin d'être limitative</em>], qui permettent de monter rapidement, facilement et n&#8217;importe où ses sujets multimédias et de les envoyer à sa rédaction soit par mail, ou via une application dans le Cloud, ou encore via le serveur ftp du site.</p>
<p>Les journalistes disposent donc aujourd&#8217;hui d&#8217;un outil polyvalent, souple, maniable et léger qui leur permet à tous de produire des contenus multimédias de manière décentralisée. Il est inimaginable que la généralisation de cet équipement ne se traduisent pas par une réorganisation des rédactions favorisant le journalisme &laquo;&nbsp;de terrain&nbsp;&raquo;, la réactivité grâce aux outils de montage et à ceux de <em>Live</em>, et un meilleur partage —et une meilleure reconnaissance— de l&#8217;activité des journalistes et des rédactions sur les réseaux sociaux.</p>
<p>À cet égard, <a href="http://www.poynter.org/latest-news/media-lab/mobile-media/105064/how-the-seattle-times-is-using-mobile-video-twitter-to-report-news-fast/" target="_blank">l&#8217;interview </a>de Tiffanny Campbell, du <em>Seattle Times</em> par Damon Kiesow du <em>Poynter </em>est révélatrice des nouveaux modes de travail qui s&#8217;instituent et surtout de la manière dont le public consomme cette information et interagit avec les journalistes :</p>
<blockquote><p>Cette idée d&#8217;un outil de collecte de l&#8217;information constamment connectée en ligne a transformé la façon dont j&#8217;aborde mon travail en tant que journaliste. De nouvelles possibilités s&#8217;ouvrent aussi vite que la technologie se développe.</p>
<p>Mais au-delà, je soupçonne que la façon dont le public interagit avec ses appareils est le changement le plus critique que nous constatons: Non seulement ils regardent les contenus sur leurs téléphones, les ordinateurs portables et les iPads, mais ils sont en mesure de contribuer, de commenter et de participer quasiment en temps réel. Je soupçonne que, bientôt, la norme sera un public qui accède au contenu des informations [à partir] d&#8217;un appareil mobile, les utilisateurs continuant de s&#8217;éloigner des ordinateurs de bureau.</p></blockquote>
<h3 style="text-align: center;">Équiper son iPhone : Revue de détails</h3>
<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dl id="attachment_5133" class="wp-caption aligncenter" style="width: 472px;">
<h3 class="wp-caption-dt"><a href="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/10/Capture-d’écran-2011-10-02-à-10.07.011.png"><img class="size-full wp-image-5133  " title="L'équipement &quot;pro&quot; d'un iPhone" src="http://www.themediatrend.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/10/Capture-d’écran-2011-10-02-à-10.07.011.png" alt="L'équipement &quot;pro&quot; d'un iPhone" width="462" height="325" /></a></h3>
<dd class="wp-caption-dd">Pour professionnaliser son ipHone, il suffit d&#8217;un pied, d&#8217;une batterie supplémentaire, d&#8217;un micro externe et de nombreuses applications</dd>
</dl>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>1. Côté matériel</strong></p>
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<li><span style="font-weight: normal;"><strong>La ou les batterie(s) supplémentaire(s)</strong> : indispensable pour ne pas tomber en panne en plein milieu d&#8217;une interview ou un montage. Il en existe de toutes sortes, les plus petites offrent trois heures d&#8217;autonomie supplémentaire, à condition de ne pas faire de vidéo live. Dans ce dernier cas, il est préférable de prévoir une alimentation électrique.</span></li>
<li><span style="font-weight: normal;"><strong>Le pied. </strong>Là encore, un accessoire indispensable, en particulier pour la vidéo. Le Gorillapod (Joby), un tripode articulé, de petite taille est spécialement conçu pour l&#8217;iPhone 4. C&#8217;est à ma connaissance, le seul disponible actuellement.</span></li>
<li><span style="font-weight: normal;"><strong>Le clavier &laquo;&nbsp;en dur&nbsp;&raquo;</strong>. Là encore indispensable, si l&#8217;on veut écrire de manière confortable un article, un post pour son blog, alimenter le CoveritLive du journal… Le plus pratique s&#8217;avère être le clavier bluetooth d&#8217;Apple, qui est léger, solide et qui surtout est un &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; clavier, à la différence des nombreux mini-claviers de la taille de l&#8217;iPhone qui existent. À l&#8217;usage, ces derniers n&#8217;offrent pas d&#8217;avantage décisif en matière de vitesse de frappe par rapport au clavier virtuel de l&#8217;iPhone. [<em>Quelque soit le choix, il faut toujours vérifier que le clavier est AZERTY !</em>]. </span></li>
<li><span style="font-weight: normal;"><strong>Le micro</strong>. Le son et l&#8217;un des points forts de l&#8217;iPhone et le micro dont il est équipé est de bonne qualité. Mais, il souffre d&#8217;un défaut : il est omni-directionnel, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il capte tous les sons. Il est donc préférable de compléter d&#8217;un micro de type unidirectionnel, en particulier pour les interviews, pour les reportages et pour enregistrer ses commentaires sur images. Notre choix s&#8217;est porté sur l&#8217;<a href="http://www.ikmultimedia.com/irigmic/features/" target="_blank">iRigmic</a> de IK multimedia, mais il en existe d&#8217;autres comme la spectaculaire solution —une plateforme à deux micros orientables— proposée par le célèbre fabricant de matériel audio, <a href="http://www.fostexinternational.com/docs/products/AR-4i.shtml" target="_blank">Fostex</a>. Il existe aussi plus simplement des mini-micros omni-directionnels comme le <a href="http://vericordertechnology.mybigcommerce.com/mini-mic-for-iphone-4/" target="_blank">Mini-Mic</a> de Vericorder. Dernière solution, proposée par Vericorder, transformer l&#8217;entrée son de l&#8217;iPhone en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/XLR" target="_blank">prise XLR</a> [<em>la norme professionnelle pour le son</em>], ce qui permet d&#8217;utiliser n&#8217;importe quel autre type de micro et en particulier des micros HF.</span></li>
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<p>Au total, l&#8217;addition est —relativement— peu salée : il est difficile de dépasser les 200 euros (TTC), pour équiper son iPhone.</p>
<p><strong>2. Côté applications</strong></p>
<p>Elles sont nombreuses, très complètes et peu coûteuses [<em>de 0,79 euros à 25 euros environ</em>], du moins si on compare les possibilités qu&#8217;elles offrent en regard de leurs équivalents &laquo;&nbsp;ordinateurs&nbsp;&raquo;</p>
<ul>
<li><strong>Photo </strong>: l&#8217;appareil photo de base est rustique et peut donc être largement amélioré; les propositions sont  nombreuses. La plupart, comme Instagram consiste à ajouter un choix de filtres. Il en va autrement avec d&#8217;autres applications qui permettent la prise de vue en rafale (CamZoom, CameraPlus…), ou grâce à la fusion de plusieurs prises de vues de créer une photo panoramique (Photosynth…);  d&#8217;autres permettent de &laquo;&nbsp;faire le point&nbsp;&raquo; sur un endroit particulier de la scène [<em>équivalent de la profondeur de champ</em>],  ou de &laquo;&nbsp;faire la lumière&nbsp;&raquo; [<em>équivalent du diaphragme</em>], c&#8217;est-à-dire notamment de prendre des photos à contre-jour (ProCamera…). D&#8217;autres encore proposent des stabilisateurs, ou font fonction de &laquo;&nbsp;téléobjectif&nbsp;&raquo; [<em>une fonction peu utile, en raison de la relativement faible définition de l'optique de l'iPhone4</em>]. Ces logiciels de prise de vue doivent être complétés d&#8217;une application permettant le traitement de l&#8217;image. C&#8217;est le cas avec Photoshop Express ou le petit laboratoire de traitement d&#8217;images intégré dans ProCamera.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Audio</strong> : Les applications proposées dans ce domaine sont innombrables et chacune présentent ses propres spécificités tant en matière d&#8217;enregistrement, que de montage ou d&#8217;exportation. Sans entrer dans le détail précis de leur mode de fonctionnement, en voici quatre:
<ul>
<li><strong>iRig Recorder </strong>: l&#8217;application &laquo;&nbsp;journalisme&nbsp;&raquo; [<em>cet éditeur fait aussi des applications pour la musique</em>] qui est associée au micro iRig. Difficile de faire plus simple en terme d&#8217;enregistrement et de montage, mais cette simplicité à sonrevers : on ne peut enregistrer que sur une piste, et le montage se résume à couper le son [<em>les coupes sont irréversibles!</em>]. Cela en fait un logiciel idéal pour l&#8217;interview à réaliser rapidement.</li>
<li><strong>Hindenburg :</strong> à l&#8217;enregistrement, cette application offre la possibilité de poser des &laquo;&nbsp;marqueurs&nbsp;&raquo;. Ce sont autant de repères  qui faciliteront ensuite le montage, —en particulier, lors d&#8217;entretiens longs. L&#8217;outil de montage est &laquo;&nbsp;mono piste&nbsp;&raquo;, mais offre d&#8217;étonnantes possibilités de modulation du son enregistré. Il permet aussi de créer des blocs, de les déplacer, etc.</li>
<li><strong>Monle :</strong> cette application a beaucoup de charme, en particulier en raison de son système de montage, qui est &laquo;&nbsp;non destructif&nbsp;&raquo; [<em>le son coupé n'est pas perdu</em>], et particulièrement ludique. Les blocs sons se séparent en tirant d&#8217;un coup sec de chaque côté du bloc, ils peuvent être déplacé à l&#8217;envie sur l&#8217;une ou l&#8217;autre des quatre pistes. Il est possible de régler [<em>avec des doigts de fée quand même</em>] l&#8217;amplitude du son dans chaque élément ou de créer des <em>fade</em> d&#8217;un simple coup d&#8217;ongle. Le mixage est ensuite une formalité. Monle serait plutôt à réserver au reportage, ou aux montages où l&#8217;on veut mêler plusieurs voix/sons.</li>
<li><strong>FiRe 2 Field Recorder</strong> : Lorsque l&#8217;iPhone est debout, on a accès au menu &laquo;&nbsp;enregistrement&nbsp;&raquo; et lorsqu&#8217;il est couché, on passe au mode montage. Ce dernier —mono-piste—  est (en apparence) relativement simple. Il s&#8217;effectue avec l&#8217;aide de sous menus. Ce logiciel sophistiqué permet de faire des montages à plusieurs niveaux : blocs, régions, etc. Son apprentissage est relativement complexe, mais une fois maîtrisé, il permet de monter très proprement des interviews ou des reportages.</li>
</ul>
<ul>
<li>Les applications audio que l&#8217;on peut installer sur son iPhone ne se limitent pas au seul enregistrement, d&#8217;autres permettent de diffuser en direct, et de le faire en 3G, sans même passer en Wi Fi, comme le raconte  Nick Garnett, un reporter de la BBC qui expérimente <strong><a href="http://www.luci.eu/?page_id=15" target="_blank">Luci Live</a>.</strong> Dans cette <a href="http://nickgarnett.posterous.com/luci-live-on-the-iphone-a-film" target="_blank">vidéo</a>, le journaliste insiste sur le fait qu&#8217;il est possible de faire des directs dans des endroits auparavant inaccessibles pour ce type de médias et d&#8217;émission. Sur ce point, il faut regarder la manière dont il a utilisé son iPhone —et bien sûr fait des directs— <a href="http://nickgarnett.posterous.com/" target="_blank">durant les émeutes de Manchester</a>.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Vidéo</strong>
<ul>
<li><strong>Montage </strong></li>
<li><em>iMovie</em> : rustique, simple, mais à l&#8217;usage limité. Idéal, pour monter rapidement un court reportage, ou un diaporama sonore.</li>
<li><em>1st Video </em>: c&#8217;est le couteau suisse dans le couteau suisse. Cette application permet de tout faire : enregistrer des sons, faire des photos et des vidéos [<em>sans les possibilités offertes par les logiciels spécialisés mentionnés plus haut</em>] et monter sons, photos et images. Le principal intérêt tient à l&#8217;aspect montage de ce logiciel. En dépit d&#8217;une apparente complexité, il se révèle assez simple d&#8217;usage, fonctionnant par glisser-déposer, les manipulations de coupes et de déplacement des vidéos et des sons étant simples à réaliser. Son outil de montage son (deux pistes) est aussi accessible, y compris à un néophyte. Bref, il constitue une base pratiquement indispensable à qui veut monter et éditer sur iPhone.</li>
<li><strong><br />
</strong></li>
<li><strong>Tournage. </strong>La plupart des applications déjà évoquée en photo peuvent être utilisées pour réaliser des vidéos. Mais il existe une application dédiée à la vidéo (tournage), FiLMiC Pro, D&#8217;usage très simple, elle permet de faire la balance des blancs, ainsi que le point et la lumière tout comme ProCamera. Une fonction &laquo;&nbsp;Slate&nbsp;&raquo; permet d&#8217;enregistrer les séquences, comme on le fait sur les longs métrages en les numérotant et datant</li>
<li><strong><br />
</strong></li>
<li><strong>Live </strong>: <em>Ustream, Qick, Bambuser</em>… les applications permettant de la vidéo live sont nombreuses. Peu de contraintes : il suffit d&#8217;embedder le code du player —customisable— sur son site ou son blog et de diffuser l&#8217;image, que l&#8217;on peut d&#8217;ailleurs commenter en direct. L&#8217;image souffre parfois d&#8217;un léger décalage, mais la fluidité est satisfaisante.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Texte</strong>
<ul>
<li>Les applications sont nombreuses. La plus agréable à utiliser est sans conteste celle d&#8217;Apple, Pages, car le clavier virtuel disparaît lorsque l&#8217;on est branché sur le clavier &laquo;&nbsp;en dure&nbsp;&raquo;. Pour autant est-elle indispensable, lorsque l&#8217;on sait que l&#8217;on peut alimenter directement son blog via une application dédiée ? À voir, selon son usage.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Toutes ces applications n&#8217;ont d&#8217;utilité que si l&#8217;on est inscrit sur des services en ligne, comme Dropbox, Evernotes, Flickr, Picasa, SoundCloud, etc. qui permettent de stocker et de diffuser les contenus —reportages, interviews, diaporamas, vidéos, etc.— que l&#8217;on a réalisé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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