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Les 5 vagues des réseaux sociaux

Les médias sociaux —Facebook, Twitter, etc.— ont de plus en plus de poids sur le web. Mais derrière ce qui devient une lapalissade, certains s’efforcent de réfléchir aux usages que provoque et provoquera la généralisation de ces outils. Jeremiah K. Owyang, analyste chez Forrester, une société de conseil, décompose cette évolution en 5 vagues. 

Les entreprises —et pour ce qui nous intéresse les entreprises de médias— regardent souvent les réseaux sociaux comme une poule regarde un couteau. Certes, il n’est plus un site de presse qui n’ait son (ses) fil(s) twitter, sa ou ses page(s)/groupe(s)/événement(s) Facebook, etc. Mais ces entreprises ont-elles réellement mesuré les mutations que généraient le développement des réseaux? 

 Jeremiah K. Owyang est analyste chez Forrester, une société de conseil spécialisée dans les conséquences qu’entraînent les nouvelles technologies pour les entreprises. Pour réaliser son étude, il s’est appuyé sur une enquête qualitative auprès des responsables de 24 entreprises spécialisées dans le « réseau social », Google, Dell, Ibm, Microsoft,  Facebook, Cisco, Open Id foundation, Twitter, etc. 

Cette étude [les grandes lignes sont publiées sur son blog ici, et le rapport complet est accessible ici pour 759 US$] le conduit à distinguer 5 vagues distinctes :

1- l’ère de relations sociales: les gens se connectent et partagent
2- l’heure de la fonctionnalité sociale: les réseaux sociaux deviennent semblables à des « systèmes d’exploitation »
3- l’ère de la colonisation sociale: chaque expérience peut devenir sociale [au sens de réseau social
4- L’ère du contexte social: les contenus deviennent personnalisés et précis 
5- l’ère du commerce social: ce sont les communautés qui définissent les futurs produits et services.

Ces 5 étapes se développent en se chevauchant comme le montre le graphique suivant: 

Le calendrier des 5 vagues 

Les 5 vagues des réseaux sociaux

(source : Jeremiah Owyang – Forrester)

Pour l’instant, chaque personne utilise une identité différente dans chacun des réseaux sociaux qu’il utilise. Cela devrait changer explique Jeremiah Owyang: « Les IDs [openID] sont l’amorce d’une transformation qui verra le web évoluer étape par étape de réseaux sociaux distincts en une seul expérience sociale partagée ». Pour les entreprises, explique-t-il, cela signifie:

• Elles ne doivent pas hésiter à évoluer, tant les changements sont rapides. D’ailleurs, remarque-t-il, trois « vagues » ont déjà été franchies;

• Elles doivent se préparer à la transparence, puisque tout sera lu, évalué, commenté par les consommateurs;

• Les sites doivent se fragmenter pour s’intégrer dans les réseaux sociaux. « Les poissons sont là où sont les poissons ».

 

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Posted in journalisme idées & réflexions, réseaux sociaux.

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4 Responses

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  1. narvic says

    Marc, la 4e vague (contextualisation) est déjà engagée chez les « early adopter », à travers les sites ou services de « fusion » des différents réseaux sociaux. C’est par exemple Friendfeed ou Feedly, qui permettent de gérer depuis la même plateforme sa « présence » et ses conversations à la fois dans Google Reader, Facebook, Twitter, Delicious, Flickr et d’autres…

    C’est un peu difficile à appréhender « conceptuellement » au début : on est à l’intersection de plusieurs cercles et vos différents interlocuteurs peuvent se trouver dans des cercles différents. Il peuvent communiquer avec vous, mais pas forcément entre eux.

    Je pense que ce sera un puissant moyen pour pousser les utilisateurs vers le plus ouvert des réseaux (Friendfeed actuellement) soit à l’ouverture et l’interconnexion généralisée des réseaux sociaux. C’est déjà en route. ;-)

  2. [Enikao] says

    Narvic a raison. : ce ne sont pas les réseaux qui en sont à une étape, mais les utilisateurs. Et dans mes cercles de contacts plus ou moin proches cohabitent des personnes à différents stades.

  3. Marc Mentre says

    @Narvic & Enikao effectivement, je n’avais pas pris en considération le côté « utilisateurs », et je suis d’accord (je pensais à Facebook connect) on va vers une interconnexion généralisée. Mais d’une discussion ce samedi après-midi (2 mai) sur ce sujet, j’ajoute cet élément: des utilisateurs ont tendance à « fermer les écoutilles » et donc à ne pas utiliser les services de fusion même s’ils les connaissent. Leurs motivations sont diverses : volonté de ne pas partager entièrement ses contenus, peur d’être dépassé par trop d’informations, etc. Cela repose la question des filtres.

  4. Timothée says

    Je trouve ce rapport très intéressant, j’ai cependant une interrogation quant à la contextualisation sociale: personnalisation des contenus… mais encore?Avec quels outils? Comment ça se matérialise? comment cela influence les marques?