« Dans l’espoir très mince de survivre… »

La distribution de la presse est gravement perturbée dans l’est parisien, menaçant de fermeture nombreux distributeurs de presse. À Vincennes, l’un d’eux, Papyrus, en est réduit à faire appel à la solidarité de ses clients « dans l’espoir très mince de survivre »…

Ce matin, dimanche 12 février 2012, à 9h 45, j’ai acheté le dernier exemplaire disponible du JDD, chez mon marchand de journaux. « Vous avez de la chance, m’a-t-il dit, une amie m’a dépanné ce matin de dix exemplaires, je n’ai pas été livré ». Il était en conversation avec un autre client, l’acheteur du neuvième —et avant-dernier— exemplaire du JDD, qui l’encourageait : « Dès qu’il me faudra des enveloppes, des cahiers, je penserai à vous », et ce client le quitta avec ce « Courage! » que l’on dit aux êtres chers atteints d’une grave maladie et dont on craint pour la vie.

En sortant,je photographiais l’affichette collé sur la porte d’entrée [ci-dessous]

photo-papyrus

L'affichette collée sur la porte du magasin de presse Papyrus

En voici le texte intégral, qui restitue très clairement les difficultés inextricables dans lesquelles se débattent les kiosquiers et autres distributeurs de presse :

Chers clients, chers amis,

Vous entrez chez un diffuseur de presse, qui dorénavant… ne diffuse quasiment plus… de presse…

À compter du lundi 13 février et pour une durée inconnue, seuls 25% de vos publications seront livrées à « Papyrus ».
En quotidiens:  seul « Le Parisien » sera disponible. En magazines, vous ne retrouverez que le quart des titres comme Marianne, Télé Z, Télé Star, Grazia, Point de Vue, Nous Deux.
Absents en revanche, la plupart des grands titres comme Télé 7 Jours, Télé Loisirs, Auto Plus, Elle, Voici, etc.

Les raisons de ce quasi-fiasco ? un secteur de la presse à la dérive: En Ile-de-France surtout, depuis le conflit très dur de l’hiver dernier à Presstalis  (ex-NMPP), les points de vente ferment à un rythme effréné (plusieurs par semaine) Et « Papyrus » risque fort d’être l’un des prochains…

Sans aucune envie de faire de la mendicité mais dans l’espoir très mince de « survivre », j’en apelle à votre fidélité , votre compréhension et votre générosité; des cartes postales, livres, DVD, de la papeterie sont en vente…
Les acheter pourra… peut-être… permettre à votre magasin de passer la tempête, sauver les meubles…

Merci… Pour votre soutien, Pour votre fidélité, Pour votre soutien

Papyrus

 

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One thought on “« Dans l’espoir très mince de survivre… »

  1. A noter que de plus en plus les secteurs culturels se financent en dehors de ce qu’ils produisent : les cinémas gagnent plus en vendant des bonbons que des films, les points de vente de presse type Relay se tournent aussi de plus en plus vers l’alimentaire qui a une bien meilleure marge, etc…

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